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Yverdonnois

Femme seule au foyer

L’histoire d’une femme seule au foyer avec ses enfants.

 Les gens disent qu’elle n’avait qu’a pas faire de gamin, elle aurait du réfléchir avant , et finalement elle n’a que ce qu’elle mérite. Sa famille se détourne d’elle car ses galapias sont tellement teignes qu’on ne veut pas les voir. Ils sont pestiférés et on les évite, ainsi il n’ont qu’une seule famille, c’est leur mère. La police les connaît à force de les embarquer à tout bout de champ. Le père ne veut pas assumer, car depuis qu’il est divorcé il évoque le fait qu’il s’est fait éjecté et donc la mère n’a  qu’à assumer. En résumé cette mère se retrouve dans son rôle de maman, plus celui du père, du grand-père, de la grand-mère, de l’oncle, du parrain etc. Comme il n’y a personne d’autre, elle assume tous ces rôles tant bien que mal. Si elle veut avoir une vie de femme, elle doit le faire discrètement en cachette, car les enfants n’acceptent en principe pas que leur mère puisse refaire sa vie avec un autre homme. Le père a le droit, pour lui c’est normal, c’est un homme, on comprend et puis voilà c’est comme ça. Les profs d’école et les éducateurs socios savent bien comment la responsabiliser et la culpabiliser pour que leur travail ne soit pas trop pénible. Les éducateurs viennent boire le café chez madame en jouant les sauveurs et après ils se sauvent car ils ont d’autres chats à fouetter. L’éducateur est mandaté pour aider au bon fonctionnement et à l’équilibre de la vie de famille, mais lorsque les enfants violentent leur mère, ils sont généralement couvert par celle-ci qui ne peut dénoncer leurs enfants et cet éducateur s’arrange plutôt pour protéger l’enfant ; à part ça il vient toujours boire le café chez madame en prodiguant des conseils de grand sage. Mais concrètement madame souffre toujours et les enfants sentant cela, continue de plus belle à foutre le bordel. Triste sort pour cette personne qui voit son rêve brisé et qu’apparemment personne ne peut aider. Notre société renferme beaucoup de cas de ce genre et le phénomène de violence de rue ne fait que s’aggraver. En tant que témoin de plusieurs scènes identiques à cette petite histoire, je me dis que la jeunesse qui pousse dans ces conditions pourrait être soutenue, mais le problème est que les jeunes qui vivent dans ces situations n’ont généralement le goût à rien. En ce qui concerne les femmes ; et bien on ne peut pas les satisfaire toutes, mais en les allégeant de ces lourdes pressions qu’elles reçoivent quotidiennement, on pourrait leur permettre de respirer quelque peu. Comment faire ? Je n’en sait rien, je relate un problème qui est conséquent et qui devient de plus en plus populaire chez nous.